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#BENIN 🇧🇯 - #NIGER 🇳🇪 : DÉCRYPTAGE COMPLET : LA VISITE HISTORIQUE DE ROMUALD WADAGNI AU NIGER

Afrique › Afrique de l'Ouest › Niger • DECRYPTAGE › Explications › Contexte • Français • 2026-06-02 00:00:00
N° série 120 • Diffusion : privat
Le Bénin et le Niger s’engagent à rouvrir leur frontière sous quinze jours et à unir leurs forces contre le terrorisme.

Le mardi 2 juin 2026 restera une date importante pour les relations entre le Bénin et le Niger. Ce jour-là, Romuald Wadagni, tout juste devenu président du Bénin, a posé le pied à Niamey pour une visite officielle. C’est une première depuis la fermeture de la frontière entre les deux pays voisins, intervenue après les événements de juillet 2023 au Niger.


Pour bien comprendre l’importance de l’événement, il faut rappeler d’où l’on vient. Après la prise de pouvoir par le Général Abdourahamane Tiani au Niger, les relations se sont fortement dégradées avec le Bénin. Dans ce contexte, la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) a pris position en faveur du rétablissement du président déchu Mohamed Bazoum. Cette ligne a rencontré une vive opposition de la part des autorités de Niamey, qui ont toujours refusé ce retour.


Par ailleurs, le régime nigérien accusait le Bénin d’être trop proche de la France et de vouloir le déstabiliser. Niamey allait même jusqu’à dire que Cotonou abritait des bases françaises destinées à l’agresser, ce que le Bénin et la France ont toujours fermement nié. Résultat : la frontière a été fermée. Cette décision a été un coup dur pour les deux pays, mais surtout pour le Niger qui est enclavé. Avant la crise, environ 80 % des marchandises nigériennes transitaient par le port de Cotonou. La frontière est restée bloquée, et seul un oléoduc géant permettant d’exporter le pétrole nigérien via le Bénin a continué de fonctionner tant bien que mal.


Le vent a commencé à tourner le 24 mai 2026, le jour de l’investiture de Romuald Wadagni. Ce dernier a aussitôt tendu la main à ses voisins du Sahel. Contre toute attente, le Niger a envoyé son Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, à Cotonou pour la cérémonie. Le Mali et le Burkina Faso ont aussi dépêché leurs ministres des Affaires étrangères. Ce geste a été perçu par tous comme un signe très fort de dégel. Dans son discours d’investiture, Wadagni a lancé un appel clair : face au terrorisme, a-t-il dit, nous sommes condamnés à travailler ensemble.


Cette visite à Niamey, seulement une semaine après son entrée en fonction, était donc très attendue. D’autant qu’elle faisait suite à un premier déplacement la veille à Lagos, au Nigeria.


Ce 2 juin 2026, l’accueil réservé à Romuald Wadagni a été exceptionnel. À sa descente de l’avion à l’aéroport international Diori Hamani, il a été accueilli en personne par le Général Abdourahamane Tiani. C’est un honneur que le chef de l’État nigérien n’accorde qu’à de rares invités. L’aéroport était décoré aux couleurs des deux nations et une foule enthousiaste, composée de Nigériens et de membres de la forte communauté béninoise vivant au Niger, était massée pour l’acclamer. Après une revue des troupes et les honneurs militaires, le nouveau président béninois s’est rendu au palais présidentiel de Niamey.


Là, les deux hommes ont eu un long entretien en tête-à-tête qui a duré deux heures. Ce temps d’échange privé leur a permis d’aborder les sujets les plus sensibles sans témoins. Ensuite, une séance de travail élargie a réuni les deux délégations pour discuter de manière concrète. À la fin de la rencontre, un communiqué conjoint a été publié.


Ce communiqué est très clair. Les deux présidents parlent d’un « esprit fraternel » et de « relations séculaires » pour bien signifier que la période de crise est désormais derrière eux. Ils affirment leur volonté commune de lutter ensemble contre le terrorisme et le banditisme, une menace réelle qui frappe le nord du Bénin et le sud du Niger, notamment dans la zone du parc W. Mais le point le plus important du texte concerne la réouverture de la frontière.


Le communiqué stipule que les deux chefs d’État s’engagent à « œuvrer à la levée de tous les obstacles au renforcement de la coopération, notamment la réouverture de la frontière ». Pour y parvenir, ils ont décidé de créer un comité d’experts. Ce comité est chargé de lister précisément tous les problèmes (sécurité, douanes, circulation) et de proposer des solutions. Sa mission est très rapide : il dispose de quinze jours seulement pour rendre son rapport aux deux présidents. Enfin, Romuald Wadagni a invité le Général Tiani à venir à son tour en visite officielle au Bénin. Une invitation qui a été acceptée, preuve que la normalisation est bien engagée.


Pour résumer, cette visite de Romuald Wadagni à Niamey marque donc la fin de trois années de brouille diplomatique, durant lesquelles la CEDEAO poussait au rétablissement de Mohamed Bazoum tandis que Niamey s’y opposait fermement. Le nouveau président béninois a fait de la réconciliation avec ses voisins une priorité. Et le Niger a répondu présent. Le principal enjeu est à la fois économique et sécuritaire : rouvrir la frontière pour que les marchandises et les personnes puissent à nouveau circuler, tout en s’assurant que les groupes armés ne profitent pas de cette ouverture.


Et vous, qu'en pensez-vous ?


Maintenant que les deux chefs d’État se sont serré la main et ont promis de rouvrir la frontière dans les quinze jours, quels sont, selon vous, les premiers camions qui devraient traverser pour montrer que cette réconciliation profite vraiment aux populations locales ?


Faites-moi savoir ce que vous en pensez ! Ne partez surtout pas sans avoir liké et partagé votre avis en commentaire ! C'est toujours avec beaucoup de plaisir.


À très vite 🔥


#𝗟𝗘𝗕𝗢𝗡

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